Le vent est une source d’énergie propre, non-carbonée. Améliorer l’accès à l’énergie éolienne est un défi environnemental majeur dans la mesure où la génération d'électricité est responsable de plus de 25% des émissions de Gaz à Effets de Serre dans le monde.

Bien qu'elle soit compétitive, l'intégration de l'énergie éolienne en réseaux reste difficile. Alors que cette proportion tend à s’améliorer, aucun pays n'est parvenu à couvrir plus de 42% de sa consommation électrique (en bilan annuel) par cette source d’énergie. D'importants risques inhérents à la stabilité d'un réseau électrique apparaissent lorsque l’on accède à des taux de pénétrations d’énergie éolienne élevés. Les pays ayant introduits avec succès des stratégies éoliennes atteignent graduellement ces limites. En conséquence, les pays en développement disposant de réseaux faibles couplés à des besoins croissants en électricité  seront moins enclins à intégrer ces technologies.

L'intermittence de la ressource éolienne nécessite une gestion plus flexible des réseaux électriques. Les stratégies d'intégration d'électricité éolienne sont multiples. L’introduction de lignes à Haute Tension en Courant Continu HVDC facilite le transfert de ces flux vers des marchés énergétiques régionaux plus grands et mieux intégrés. Bien qu'onéreuse et complexe à mettre en œuvre, le contrôle par la demande à l’aide de réseaux électriques intelligents est une technologie complémentaire très prometteuse. Le stockage d’électricité représente à terme, la seule alternative permettant une utilisation quasi-exclusive de cette énergie propre.

Pour limiter une tarification négative durant les jours ventés lorsque la demande est faible, certains opérateurs sont contraints de stopper une partie de leur production d'électricité éolienne. Cette énergie est donc perdue afin de protéger la stabilité du système. Étant donné que de nombreux pays seront appelés à augmenter leurs installations éoliennes dans le cadre de leurs objectifs environnementaux, des applications de stockage par batteries pouvant s’appliquer aux véhicules sont actuellement envisagées.

En Europe, d’après l'EURELECTRIC, l’infrastructure Européenne est suffisamment robuste pour permettre à une large proportion de véhicules électriques de se charger simultanément en heures creuses. L’amélioration de la flexibilité des réseaux électriques contribuerait ainsi à limiter les émissions nocives liées aux transports. Ceci impacterait la mobilité urbaine en particulier où la qualité de l'air est essentielle.

Well-to-Wheels CO2 Emissions by Fuels
 
Couplée aux véhicules électriques, l'ajout d'une pile à combustible permet d’en rallonger l’autonomie actuellement limitée. Alimenté en hydrogène, ce système de propulsion hybride limite les émissions de CO2 à des taux les moins élevés parmi l’ensemble des différents concepts de propulsion d’après le rapport sur l'hydrogène renouvelable de l'IPHE. La substitution des combustibles fossiles par des énergies renouvelables rendus accessibles à travers ces technologies incarne une rupture de systèmes énergétiques. Cette option mise en évidence par la composante hydrogène du projet Sahara Wind ouvre de nouvelles perspectives dans la façon dont les énergies renouvelables seront mises à profit.
 
En étendant cette transition énergétique au secteur des transports, responsable à lui seul de plus de 15% des émissions mondiales de CO2, les contraintes liées aux changements climatiques pourront être traitées de manière plus efficace.
 
A l’aide de son infrastructure de transfert, le projet Sahara Wind facilitera le recours massif aux énergies renouvelables sur des marchés régionaux. Étant donné que  75% des réserves mondiales de phosphates utilisés comme fertilisants proviennent des alizés, leurs transformations à travers des procédés synergétiques intégrés à une cogénération d’hydrogène amélioreront l’accès aux énergies renouvelables. En raison des infrastructures nécessaires, l’industrie automobile n’est pas en mesure d’adopter ces technologies aussi rapidement. De ce fait, la synthèse de l’ammoniac pour la production de fertilisants (essentielle à la sécurité alimentaire) représente la principale utilisation de l’hydrogène dans le monde. Découpler cette industrie des hydrocarbures pour la rendre plus durable revêt d’un intérêt stratégique majeur.

Utilisations de l’hydrogène dans l’économie mondiale

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